RESISTANCE

22 août 2007

Et le bétonnage c'est fini?

Il a fallu une centaine de gendarmes et un gros bulldozer pour mettre fin aux détestables agissements d'une poignée d'anarchistes qui complotait au renversement de notre démocratie depuis leur repaire de la Picharlerie .
Après avoir restauré cette ancienne cache à résistants, détruite et inoccupée depuis plus de trente ans, ils espéraient embrigader les esprits fragiles autour de plâtrées de spaghetti-courgettes, au moyen de projections de films sataniques sur Lip et l'autogestion.
C'est dans le même élan de salubrité publique que le GIPN est intervenu, avec «fermeté et humanité», pour mettre fin aux funestes activités des agités du squat La Razzia à Marseille. C'est bien triste tout ça, mais, la propriété privée c'est sacré, pas touche !
Etnon, pipeau, la propriété privée, c'est sacré pour les médecins, les purotins peuvent, quant à eux, se brosser.

Dans les Pyrénées-Orientales, une charte de bonne conduite a été mise en œuvre par la préfecture (téléchargement charte cabanisation.pdf) pour lutter contre la cabanisation.
Fini le temps ou Monsieur nimporte qui pouvait, par choix ou poussés par la nécessité, acheter un bout de terrain et se démerder tranquillement, bien planqués dans leur caravane ou leur cabane de moins de vingt mètres carrés. Motifs invoqués, des enjeux financiers ou touristiques, et colossale tartufferie, écologiques.

Les hélicos tournent donc au dessus des yourtes de Los Masos, vers Prades, et d'étranges civils pénètrent sans autorisation sur les propriétés pour y prendre des photos. Des démolitions ont été ordonnées et exécutées, pendant que d'immondes bouses pharaoniques continuent de s'édifier un peu partout avec  bénédiction des pouvoirs publics. Les joyeux babas se sont organisés au sein de l'Halèm et ont envoyé leurs propositions (téléchargement manifeste.pdf) aux autorités qui s'en tamponnent allègrement.

Sur l'île de Groix, il est question d'interdire aux familles modestes qui possèdent, depuis des décennies, un bout de terrain en bord de mer, de venir y camper. La vue des guitounes indispose les blaireaux qui payent 180 euros la nuit dans l'«authentique» sémaphore rénové et reconverti.
On sucre les allocations-logement aux résidents à l'année des campings, comme si la vie en mobil-home était un choix...

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15 août 2007

Le portable d'Abdelkader ne répond plus

«Je suis sur un bateau, à Marseille», a annoncé Abdelkader à Rachida, son amie. «Tiens bon», a-t-il ajouté.
Interpellé à Ermont le 26 juillet, Abdelkader a été expulsé par bateau vers l'Algérie, mercredi 8 août. Vers 4 heures du matin, une escorte policière est venue le chercher au centre de rétention du Mesnil Amelot. Il a été conduit à l’aéroport du Bourget. On lui a fait prendre un avion de la Police de l’air et des frontières à destination de Marseille, pour l’embarquement.
Le vendredi précédent, Abdelkader avait été roué de coups lors d’une première tentative d’expulsion à l’aéroport de Roissy. Il s’apprêtait à déposer plainte.

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Le centre de rétention de Mesnil Amelot.

C’est un communiqué de la Cimade, le 6 août, qui a révélé les «violences graves» subies par deux étrangers, dont Abdelkader, lors de leur expulsion.
Ces violences ont eu lieu pour l'un à Orly, le 2 août, pour l'autre à Roissy, le 3 août. «Tous les deux ont été victimes lors de l'embarquement et loin de tout regard extérieur, d'actes de violences particulièrement choquants et démesurés de la part des agents de la Police de l'air et des frontières chargés de leur reconduite», relève la Cimade, seule ONG autorisée en rétention. Tous deux ont également témoigné avoir eu les pieds et les mains attachés avec de la bande adhésive, ils en portent effectivement les traces. L'un d'eux, qui a des ecchymoses un peu partout sur le corps et dont le visage tuméfié saigne encore lorsqu'il est entendu, raconte avoir été violemment jeté à terre avant de recevoir des coups au visage et sur le corps. L'autre, affaibli par une grève de la faim qu'il menait depuis plusieurs jours, porte des traces de strangulation, a du mal à respirer et se plaint de douleurs sur tout le corps. Il a déclaré que les agents de la PAF se sont assis sur lui dans l'avion afin de l'empêcher de crier, et ont ainsi bloqué sa respiration.» C'est Abdelkader.

Abdelkader, 33 ans, avait été arrêté le 26 juillet à la gare d’Ermont en sortant du travail. C’était son sixième jour dans une société du bâtiment. Auparavant, il avait travaillé cinq ans comme électromécanicien dans un garage.
Sans-papiers, il vivait en France depuis 2001, avec sa compagne de nationalité française, Rachida. Il s’était fait arrêter en 2003 mais la reconduite à la frontière n’avait pas été exécutée. Rachida a été avertie par le commissariat d’Ermont. Abdelkader est transféré au centre de rétention du Mesnil Amelot, où il commence aussitôt une grève de la faim. Alors que les recours sont engagés par le couple, le 3 août, le portable d’Abdelkader ne répond plus. C’est la Cimade qui prévient Rachida de la tentative d’embarquement de son ami à Roissy, et des incidents.

«Les policiers se sont acharnés sur lui, me raconte-t-elle. Il est grand mais il est très maigre. Il pèse cinquante kilos pas plus. Les policiers l’ont mis dans l’avion à bout de bras, comme on porte un enfant. Avec sa grève de la faim, il est devenu squelettique, pour ne pas dire cadavérique. Ses mains étaient déjà menottées mais il a été ligoté... Les policiers lui ont aussi ligoté les pieds pour l'embarquer. Comme il a protesté, ils lui ont collé des bandes adhésives sur la bouche. Mon ami porte des traces de strangulations autour du cou, des bleus aux poignets, et un hématome sur la tempe gauche. Il y a eu des insultes… Je ne sais pas à quelle époque on est revenus ? Tout s’est passé avant l’embarquement des passagers. C’est grâce à l’intervention du commandant de bord qu’on l’a fait redescendre. Je l’ai retrouvé dans un état de choc incroyable. Nous avons fait appel de la décision de reconduite à la frontière, mais ils ne lui ont pas laissé le temps d'attendre le résultat.»

Ni de témoigner. L’autre victime des brutalités a été expulsée par avion, dans la précipitation, dès le lendemain des faits par la préfecture de Loire-Atlantique. Rachida a quand même confié le dossier à une avocate pour qu'elle dépose une plainte avec constitution de partie civile.

Le 29 juin, le tribunal correctionnel de Bobigny avait relaxé pour «légitime défense» Salif Kamaté, un ressortissant malien, poursuivi pour «violences sur dépositaire de l'autorité publique» à la suite d’incidents lors d’un refus d’embarquement pour Bamako.

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03 mars 2007

Sarko héritier de l' Extreme droite??

imagesCABC20VUC'est vrai qu'il est charmant Sarkozy. C'est vrai qu'il est charismatique, c'est vrai qu'il dit des choses qu'on avait pas souvent entendues ces dernières années.
Comment ce type dont personne n'avait vraiment entendu parler a pu devenir en quelques mois le champion d'une droite dure et décomplexée pour les prochaines élections présidentielles?
D'abord il faut savoir qu'il ne vient pas de nulle part; contrairement à ce qu'il voudrait bien faire croire, Sarko c'est un politicien pur jus, il a baigné pendant toute sa carrière dans les combines caractéristiques de la politique de la 5e république : il a trahi Pasqua en se présentant aux municipales à Neuilly en 83, il a trahi Chirac en soutenant Balladur en 95, qui nous dit qu'il ne trahira pas la confiance des français en 2007? Qui nous dit qu'il ne ment pas sur son programme??
Déja il y a sa chasse à l'homme : quand un ministre de la république Française déclare la traque à l'immigré ouverte, je suis désolé mais moi ca me rapelle plus Vichy qu'autre chose.
Ensuite il ya son programme fiscal : pendant que notre cher ministre-candidat se pavanait à la réunion, ses conseillers financiers modifiaient radicalement son programme fiscal, il ne reste des promesses financières de Sarko pratiquement que la non majoration des heures supplémentaires qui promet de faire un énorme trou dans les caisses de protection sociale – en plus d'un trou dans le salaire net des travailleurs.
J'aurai encore pas mal de trucs à dire sur le programme et la politique actuelle de Sarko, mais je vais pas tout dire dès le premier article, sinon je viendrai jamais sur ce blog (je me connais), et je le laisserai en plan.

Posté par Chabsoc à 13:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]